Le mouvement des indignés


    Les dérives sectaire : un défi posé à la démocratie et aux droits de l’Homme

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    Les dérives sectaire : un défi posé à la démocratie et aux droits de l’Homme

    Message  Provencracie le Dim 30 Oct - 1:15

    Les dérives sectaire : un défi posé à la démocratie et aux droits de l’Homme





    Aborder la question des
    sectes contemporaines sous l’angle du religieux, revient à passer sous
    silence l’essentiel du phénomène qui relève aujourd’hui des domaines de
    la santé, du bien-être, du développement personnel, de la
    psychothérapie, de la formation en entreprise, de la science, de la
    culture, etc.


    Confondre secte et religion contribue à renforcer l’erreur derrière
    laquelle les sectes se réfugient avec d’autant plus de virulence
    qu’elles arrivent à persuader leurs adeptes de la nécessité de colporter
    cette chimère et de lui donner corps faisant d’eux des militants et
    propagandistes de leur cause.


    En réalité, cet amalgame a pour but d’interdire de penser le
    phénomène sectaire dans son essence parce que la secte relève de la
    pensée unique et totalitaire. La religion n’est qu’un des masques, parmi
    tant d’autres, qu’adoptent certaines sectes pour appâter et mettre en
    confiance de futurs adeptes.


    Les sectes sont essentiellement aujourd’hui des structures de
    pouvoirs abusifs et elles doivent être abordées sous cet éclairage, en
    premier lieu, dans le seul objectif de protéger les adeptes des
    atteintes aux libertés individuelles dont ils sont eux-mêmes l’objet à
    l’intérieur de leur groupe d’appartenance et dans un deuxième temps pour
    mettre en garde au regard de prises de pouvoir sur le plan politique.



    Lire le texte complet en PDF
    http://www.unadfi.org/IMG/pdf/un_defi_pose_a_la_democratie.pdf


    sources : http://www.unadfi.org
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    Provencracie
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    Re: Les dérives sectaire : un défi posé à la démocratie et aux droits de l’Homme

    Message  Provencracie le Dim 30 Oct - 1:27

    ASSEMBLEE NATIONALE
    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958


    DIXIÈME LÉGISLATURE
    Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 22 décembre
    1995.


    RAPPORT

    FAIT

    AU NOM DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE (1) SUR LES SECTES,

    Président
    M. Alain Gest,

    Rapporteur
    M. Jacques Guyard,

    Députés.

    INTRODUCTION


    88 membres de la secte des Davidsoniens morts par suicide ou à l'issue d'affrontements
    avec la police à Waco au Texas le 19 avril 1993 ; 53 membres de la secte du Temple
    solaire morts suicidés ou assassinés en Suisse et au Canada le 4 octobre 1994 ; 11 morts
    et 5.000 blessés dans l'attentat au gaz perpétré dans le métro de Tokyo par la secte
    Aoum le 5 mars 1995 : sans revenir sur des faits plus anciens - mais tout le monde a
    encore en mémoire le suicide collectif des 923 membres du Temple du Peuple au Guyana en
    1978 - voilà, sur moins de trois ans, le bilan des agissements criminels les plus graves
    dont se sont rendues coupables certaines sectes. Lorsque surviennent de tels faits, les
    media s'empressent de titrer sur le phénomène sectaire, l'opinion s'émeut - à juste
    titre - puis l'attention retombe jusqu'à l'épisode spectaculaire suivant qui fera
    l'objet du même traitement. Mais, pendant ce temps, un certain nombre de sectes
    continuent insidieusement à accomplir leurs méfaits quotidiens dans l'indifférence
    quasi-générale.



    EXTRAIT ET SOURCES / http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp
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    Les sectes face à la république

    Message  Provencracie le Jeu 19 Jan - 13:18

    Les sectes face à la république




    I Comment les sectes profitent-elles de la République ?



    A)La République garantie la liberté de culte.



    B)Statut juridique des sectes.



    C)Cas du Parti de la Loi Naturel (P.L.N.) et du Parti Humaniste (P.H.)







    II Comment les sectes mettent-elles la République en danger ?





    A)Les sectes et l’argent



    B)Les manœuvres frauduleuses



    C)Infiltrations de tous les postes clefs





    III Les recours juridiques



    A)Arsenal légal





    B)Les sectes "sous surveillance"



    Sources :


    _ Le rapport N°1687 fait au nom de la commission d’enquête sur la
    situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes, ainsi que sur
    leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux
    économiques et financiers.



    _ L’Express (5 Octobre 2000)



    _ Libération (9 et 14 Octobre 1997)



    _ Le Canard Enchaîné (15 Octobre 1997)



    _ Le journal officiel (20 mai 1999)



    _ Les sites Internet du P.L.N. (http://members.aol.com/partiloina/) et de l’Eglise de Scientologie (http://www.scientology.org )



    _ "Ron Hubbard le gourou démasqué " de Russel Miller



    _ International Scientology NewsN° 4, publié en 1997



    _ Le quid 2000











    Introduction :



    La république garanti la liberté de conscience, d'association, d'expression et de culte.



    Dès lors il paraît impossible de poursuivre juridiquement une secte pour ses croyances aussi farfelues soient elles.



    Où s’arrête la liberté de croyance, la liberté de culte ? Les sectes
    sont elles compatibles avec la République et les valeurs qui en
    découlent ?





    I Comment les sectes profitent-elles de la République ?



    A La République garantie la liberté de culte.



    La république garantit la liberté de conscience, d'association, d'expression et de culte.

    Dans la mesure où elle est laique, la république est ou du moins se veut
    neutre à l'égard de toutes les croyances, quelle qu'elles soient.
    Jean-Pierre Chevènement, ex-ministre de l'intérieur, annonce lui-même
    dans le Journal Officiel du 20 mai 1999 : " Il n'existe aucune
    définition de la religion dans le droit positif. Donner une définition
    juridique aux sectes signifie qu'on donne, a fortiori, une définition du
    culte [...] Ce qui pourrait porter atteinte non seulement au principe
    de laïcité, mais aussi au principe de neutralité de l'Etat.". En
    revanche, la République "ne saurait tolérer les dérives de certains
    mouvement sectaires qui peuvent, en l'état actuel de notre droit tomber
    sous le coup de qualifications pénal : escroquerie, homicide ou
    blessures volontaires ou involontaires, non assistance à personne en
    danger, agressions sexuelles, violences ou tortures, abus frauduleux de
    l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse, mise en péril des
    mineurs, trafic de stupéfiants ou publicité mensongère. D'autres
    infractions à des dispositions relevant notamment du Code de la santé
    publique, du code du travail, du code de la sécurité sociale, du code
    général des impôts peuvent éventuellement être constatées et
    sanctionnées.

    Bref, dans la mesure où une secte est assez habile pour ne pas troubler
    l'ordre publique institué par la loi et pour ne pas tomber sous le coup
    d'une infraction quelconque, si elle arrive à manipuler subtilement ses
    adeptes sans bafouer outrageusement leurs droits fondamentaux, si elle
    ne fraude pas trop le fisc, elle peut vivre sa vie en toute quiétude.







    B Statut juridique des sectes



    Le plus fréquemment, les sectes ont la forme d'associations Loi 1901 à but non lucratif.

    Certaines sectes essayent d'être affiliées à la C.A.M.A.C. (caisse
    mutuelle d'assurance maladie des cultes) et à la C.A.M.A.V.I.C. (caisse
    mutuelle d'assurance vieillesse des cultes) afin d'obtenir une
    couverture sociale pour leur "clergé". Pour l'Etat, il est
    rigoureusement impossible et impensable, sur le plan des croyances, de
    différencier une religion et une secte religieuse.



    C Cas du Parti de la Loi Naturel (P.L.N.) et du Parti Humaniste (P.H.)



    Certains groupes sectaires ont développé des liens avec des partis
    politiques établis (par exemple, la Soka Gakkaï japonaise avec le parti
    de droite Komeito).



    D’autres ont préféré fonder leur propre formation politique. C’est le
    cas de la Méditation transcendantale du gourou Maharishi Mahesh Yogi ("
    Le grand sage illuminé ") avec le Parti de la loi naturelle. Ou du
    Mouvement humaniste avec le Parti du même nom.







    Parti de la loi naturelle (PLN)





    Le premier Parti de la Loi Naturelle (Natural Law Party) a vu le jour en
    Grande-Bretagne en 1991. Depuis, ces PLN compteraient des milliers
    d’adeptes dans 50 pays.

    Une définition de la loi naturelle? "Les théories du Champ Unifié de la
    physique quantique (la théorie de la supergravité N=8 et la théorie de
    la supercorde hétérostatique) ont établi l’existence d’une réalité
    ultime de la vie. Nous nommons cette réalité la Loi Naturelle".

    Le président du PLN belge, Jacques Huyghe, expliquait en 1994
    àl’hebdomadaire Le Vif : "La loi naturelle est l’ensemble des lois de la
    nature qui régissent la vie et l’évolution de l’univers tout entier. Il
    est temps d’introduire en politique cette connaissance scientifique de
    la loi naturelle".

    Les PLN se présentent aux élections à tous les échelons, qu’il s’agisse
    d’élections communales ou municipales, législatives , européennes. Voire
    même des élections présidentielles américaines !

    Le PLN français, présidé par Benoît Frappé, était déjà présent aux
    législatives de 1993; dans les circonscriptions où il était représenté,
    son score oscillait entre 0,2 et 0,3%. En 1997, il présentait 92
    candidats.

    Selon le PLN, "l’union ne peut pas se réaliser par des moyens
    politiques" et la souveraineté des nations doit être préservée; ils
    estiment également que l’union économique et monétaire ne peut se faire
    qu’en "libérant les potentiels de créativité de la population et en
    créant la cohérence (....) dans la conscience collective". Ils pensent
    également que "le chômage n’est pas un problème économique mais un
    problème de stress, causé par le manque d’utilisation du potentiel
    humain".



    Parti humaniste (PH)



    Le Parti humaniste (PH) entend "remettre l’être humain comme valeur
    centrale". Il est issu du Mouvement (humaniste) créé en 1969 par
    l’Argentin Mario Rodriguez Cobos, surnommé Silo et inspirateur du
    "Siloïsme". Ce Parti humaniste s’est parfois fait appeler Parti vert,
    suscitant l’ire des Ecolos.

    En France, le PH est apparu en 1984 et s’est lancé dans les élections de
    1985. Il a présenté 95 candidats (dont 21 à Paris) aux élections
    législatives de 1997.





    II Comment les sectes mettent-elles la République en danger ?



    A Le cas de la Scientologie



    Certaines sectes ont passé le cap des illuminés vénérant un gourou
    mégalomane mais sont aujourd’hui de véritables multinationales comme
    l’Eglise de Scientologie. Ses transferts de fonds se chiffrent désormais
    en milliards de francs.

    Le fondateur de l’Eglise de Scientologie, Lafayette Ronnald Hubbard a
    par exemple fait fortune grâce à la dianétique (autre nom de l’Eglise de
    Scientologie). Ci dessous un extrait de "Ron Hubbard le gourou
    démasqué". On peut voire à quel point Hubbard exploita ses adeptes.





    Ron Hubbard le gourou démasqué de Russel Miller





    Voici la 4ème page de couverture :





    Faux journaliste, explorateur mythomane, aventurier pour gazettes
    populaires, il possède un aplomb, un magnétisme, une puissance de
    conviction qui, en dépit de ses mensonges les plus éhontés, finissent
    toujours par impressionner ses interlocuteurs. Auteur d'une centaine de
    romans de science-fiction, il écrit une méthode pseudo-analytique, la
    Dianétique, et en fait une religion. Le mythomane, devenu gourou,
    multiplie les voyages, les livres, les conférences. La Scientologie
    s'affirme comme une secte puissante et riche, avec des adeptes célèbres
    aux Etats-Unis comme John Travolta, Julia Migenes Johnson, Tom Cruise ;
    et en France comme Xavier Deluc.



    À la fin de sa vie, délirant, déprimé, couvert d'or, Ron Hubbard navigue
    sur un bateau amiral régenté par une garde rapprochée de petites filles
    endoctrinées, les "Messagères".



    Le fils aîné de Ron Hubbard affirmait en 1982 que "99% de ce que mon
    père a écrit sur sa propre vie est faux". "Il a passé sa vie à rouler
    tout le monde, à tricher en affaires, à frauder le fisc, à fuir ses
    créanciers, à esquiver des poursuites judiciaires" (...) "À la fois
    Charlot et Hitler, son véritable destin est plus extraordinaire que tous
    ses mensonges", écrit Russel Miller, après une enquête à haut risque de
    plusieurs années, saluée par toute la presse anglaise lors de sa
    parution.

    Ce dessin apparaît régulièrement dans les revues intenes de la
    Scientologie, comme International Scientology NewsN° 4, publié en 1997



    "Petit-fils d'un richissime éleveurcapable de lire dès l'âge de 3 ans et
    demi, frère de sang des IndiensPieds-Noirs, globe-trotter

    enthousiaste et aventureux dès 14 ans, diplômé en génie civil et en
    mathématiques, un des tout premiers physiciens nucléaire d'Amérique,
    exceptionnelles qualités d'explorateur qui lui ont permis de rapporter
    des données scientifiques inestimables, fortuné en moins de 2 mois grâce
    à ses romans de science-fiction, héros de guerretitulaire de 21 palmes
    et médailles, grièvement blessé en 1944 mais rétabli grâce à la
    Dianétique, le plus

    grand humaniste de tous les temps."







    B Manœuvres frauduleuses…

    Ci-dessous, un extrait du tableau recensant les condamnations pénales
    relatives aux principaux mouvements sectaires (Issu du rapport 1687 de
    la Commission d’enquête).





    Nom de la secte



    Nom de l'organisme concerné



    Chefs d'infraction



    Jugements, arrêts et peines prononcées

    Krishna



    Fédération française pour la conscience de Krishna



    - Fraude fiscale



    - TGI de Châteauroux, 25/01/89

    - CA de Bourges, 24/10/89 : amende de 20.000 F. + 6 mois avec sursis ; amende de 15.000 F. + 3 mois avec sursis

    La Maison de Jean



    La Maison de Jean

    - Abus de confiance



    - Faux

    - Escroquerie



    - TGI de Paris, 12/12/96 : relaxe.

    - CA de Paris, 7/01/98 : 12 mois avec sursis + amende de 150.000 F.

    Le Mandarom



    Association du Vajra Triomphant



    - Infractions au code de l'urbanisme



    - TGI de Digne-les-Bains, 30/07/98 : amende de 30.000 F.

    - ordonne la remise en état des lieux dans un délai de 3 mois à compter
    de la signification sous astreinte de 500 F. / jour de retard.

    Méthernita



    Méthernita

    - Subornation de témoins

    - Participation à une association de malfaiteurs



    - TGI de Grenoble, 15/12/98 : 2 mois avec sursis + amende de 20.000 F.

    Scientologie



    Eglise de Scientologie d'Aix-en-Provence

    - Tentative de corruption

    - Vol

    - TGI de Toulon, 11/10/96 : 6 mois avec sursis (pour 2 personnes différentes).



    - CA d'Aix-en-Provence, 12/01/98 : 4 mois avec sursis.



    La concentration de condamnations pénales traduit à la fois l'importance
    des réseaux sectaires et le caractère frauduleux et lucratif de ses
    pratiques.

    Les sectes mettent parfois la République en danger ; elles bafouent ses
    principes les plus élémentaires, en premier lieu le droit à la
    protection des plus faibles (escroquerie, abus de confiance). Elles
    ignorent souvent les libertés de conscience et d'expression, et ne
    respectent donc pas toujours les Droits de l'Homme.

    L’influence des sectes est d’autant plus important qu’elles s’infiltrent aux postes clefs de la République







    C Infiltrations de tous les postes clefs



    Voici quelques articles trouvés sur les sites Internet de journaux
    nationaux (L’Express, Libération, Le Canard Enchaîné). Ils montrent bien
    l’infiltration par les sectes de tous les postes clés dans la
    République.

    L'Express, 5 octobre 2000 par Jean-Marie Pontaut et François Koch

    Scientologie : la juge jugée [Résumé et extraits]



    L'Express révèle le contenu de la lettre de saisine adressée le 29 juin
    dernier par la garde des Sceaux à l'instance disciplinaire du Conseil
    supérieur de la magistrature. Il est accablant pour Marie-Paule
    Moracchini.



    Décidément, tout ce qui touche à la scientologie a des relents de
    scandale. L'Express révèle, en effet, un accablant document: il s'agit
    de la lettre de saisine, datée du 29 juin 2000, par la garde des Sceaux,
    Elisabeth Guigou, adressée à la formation disciplinaire du Conseil
    supérieur de la magistrature (CSM) à l'encontre de Marie-Paule
    Moracchini, 50 ans, premier juge d'instruction au tribunal de grande
    instance de Paris.

    Que lui reproche la ministre de la Justice? Tout bonnement d'avoir
    laissé «pratiquement en déshérence durant cinq années» son enquête sur
    la branche parisienne de la scientologie, où dix-sept membres de la
    secte sont mis en examen pour escroquerie et exercice illégal de la
    médecine. L'Inspection générale des services judiciaires, saisie par la
    garde des Sceaux, accuse en effet la juge Moracchini d'avoir «fait
    preuve de manque de rigueur [...] au détriment de certaines parties
    civiles»: sept victimes, trois femmes et quatre hommes, dont
    l'opiniâtreté mériterait une inscription au Livre Guinness des records.
    Car l'instruction judiciaire est entrée, cet été, dans sa dix-huitième
    année, dont douze sous la direction de Marie-Paule Moracchini !

    Pourquoi cette juge, «considérée comme l'un des meilleurs magistrats
    instructeurs», aurait-elle quasiment cessé d'instruire ce dossier
    sensible, prenant le risque de faire annuler toute la procédure pour
    cause de prescription? Et aussi de sortir de son rôle de juge
    d'instruction? Marie-Paule Moracchini a expliqué, selon les enquêteurs
    de l'Inspection générale des services judiciaires que, «ayant des doutes
    sur les qualifications pénales des faits, elle avait souhaité favoriser
    un processus d'indemnisation des victimes». Difficile, pourtant,
    d'expliquer l'attentisme de cette juge d'instruction, réputée pour ne
    pas lâcher prise facilement.

    L'information judiciaire sur les scientologues parisiens va-t-elle
    redémarrer au cabinet Moracchini? Fait exceptionnel, la cour d'appel de
    Paris lui a demandé, en 1999, de reprendre l'instruction à partir de
    février 1993, décision confirmée par la Cour de Cassation, la semaine
    dernière: les magistrats se sont, en effet, appuyés sur la disparition
    d'une partie du dossier, dont la soustraction frauduleuse est probable,
    mais non prouvée, pour considérer que la prescription était «suspendue».


    Marie-Paule Moracchini pourrait donc être dessaisie du dossier avant
    même de comparaître devant ses pairs de la formation disciplinaire du
    CSM.









    Libération, 14 octobre 1997, par Patricia Tourancheau.



    Un commissaire guérisseur aux RG chargés des sectes [Résumé]



    Ceux des officiers de polices censés surveiller les sectes appartenant
    au syndicat minoritaire Snuip-Fasp dénoncent dans des tracts les
    "agissements mystiques, irrationnels et transcendantaux" du commissaire
    chef de section depuis 1995.

    Le syndicat majoritaire des commissaires (SCHFPN) crie au règlement de
    compte, mais "pourtant, les 'RG sectes' de base stigmatisent depuis
    plusieurs lunes le 'commandement' de la 4ème section", affirme Patricia
    Tourancheau.

    D'après les tracts, le commissaire énergétise les plantes avec ses
    mains, propose aux fonctionnaires de communiquer avec leurs parents
    défunts ou d'aller mieux, en allant voir "une Vietnamienne qui soigne
    avec des lentilles de verres colorées". Interrogé, un des supérieurs du
    commissaire le considère comme un "doux dingue". Mais "la hiérarchie
    cherche, paraît-il, une solution douce pour écarter le divisionnaire,
    depuis qu'elle sent la 4ème section partir comme une herbe folle".





    Libération, 9 octobre 1997.



    Chevaliers du Lotus d'Or : Pierre Rinaldi en garde à vue [Texte intégral]







    Pierre Rinaldi, président RPR du conseil général des
    Alpes-de-Haute-Provence, a été placé en garde à vue pour "ingérence" et
    "corruption", mardi, dans les locaux de la police judiciaire de
    Marseille, avec trois autres personnes, dans le cadre d'une enquête liée
    à la secte du Mandarom de Castellane. Ces auditions concernent
    d'éventuelles infractions portant sur les travaux d'aménagement de la
    route départementale 402 qui relie Castellane à la colline voisine où
    est installée la secte du Mandarom. Ces travaux étaient destinés à
    permettre l'accès des camions des entreprises Campenon-Bernard et Ciot
    au site où devait être édifié un temple de taille imposante en forme de
    pyramide. Le coût de ces travaux d'aménagement, d'un million de francs,
    devait être financé en parts égales par le département et la secte.







    Le Canard Enchaîné, 15 octobre 1997 [Résumé]



    Le Canard Enchaîné ajoute dans son édition du 15 octobre 1997 que le but
    de ces travaux était l'élargissement des voies républicaines pour
    permettre le passage des engins de chantier nécessaires pour la
    construction d'un temple pyramidal de 33 mètres de haut.







    L’infiltration de tous les postes clefs de la République par les sectes
    permet d’affirmer la préoccupation centrale des dirigeants des
    mouvements sectaires : l’acquisition d’un poids économique, juridique et
    financier important. Ces pratiques, qui impliquent souvent le recours à
    la corruption et à l’illégalité la plus totale mettent en danger la
    République : elles déstabilisent l’équilibre des institutions
    républicaines et démocratiques.









    III Les recours juridiques



    A)Arsenal légal



    Pas question de lutter contre des croyances, aussi saugrenues
    puissent-elles paraître (voir le paragraphe : "La République garantie la
    liberté de culte").

    Par contre, une série d'agissements des sectes peuvent leur valoir les foudres de la justice.

    Des membres de sectes peuvent ainsi être attaqués pour exercice illégal
    de la médecine ou poursuivis devant l'Ordre des médecins s'ils sont
    médecins (voir le paragraphe "les manœuvres frauduleuses"). Des sectes
    peuvent par exemple exiger l'interruption de soins de santé lors de
    maladies graves, leur substituant des traitements parallèles non
    scientifiquement reconnus, voire imposant des produits dangereux. D'où
    aussi de la non-assistance à personnes en danger, de la publicité
    mensongère. Selon le Centre Ikor, actif contre les manipulations
    mentales, le "maître-guérisseur" Dang (Narada III) qui a fondé à
    Bruxelles l'Institut européen de recherche de l'énergie universelle
    prétend pouvoir traiter le cancer en ouvrant des "chakras".

    Les sectes ne sont pas toujours soucieuses des lois du pays d'où des
    accusations de fraude fiscale, de non-respect du droit du travail (durée
    du travail, non-paiement du salaire minimum garanti légal, par
    exemple).

    Ailleurs, ce sont les prescriptions environnementalistes qui ne sont pas
    respectées comme lorsque les Chevaliers du Lotus d'Or de Gilbert
    Bourdin, le Seigneur Hamsah Manarah, édifient sans permis de construire
    leur temple pyramide au "mandarom shambahasalem" de Castellane (Alpes de
    Haute-Provence).



    On peut encore évoquer les vices de consentement en matière de donation,
    de contrat de travail, la captation d'héritage, l'abus de confiance,
    l'escroquerie. Les sectes peuvent aussi contourner les réglementations
    sur l'adoption et user de mariages blancs. Des sectes ont eu quelques
    ennuis pour proxénétisme, viols et attentats à la pudeur, incitation de
    mineurs à la débauche.





    B)Les sectes "surveillées"



    Depuis les récentes affaires d’escroqueries avec quelques sectes, l’Etat Français tente de renforcer la surveillance des sectes.

    Une Commission d’enquête sur la situation financière, patrimoniale et
    fiscale des sectes a ainsi été mise en place. Les propositions de cette
    commission vont dans le sens de la création d'un "observatoire
    interministériel" sur l'activité des sectes. L'arsenal législatif est
    considéré comme suffisant et les députés ont demandé d'appliquer plus
    strictement les lois (sur l'escroquerie, l'exercice illégal de la
    médecine, l'abus de faiblesse ou de vulnérabilité) et de les aménager,
    les améliorer (par exemple, en renforçant les règles sur la diffamation
    ou en permettant aux associations de défense des victimes de se porter
    partie civile). La commission a demandé une plus grande vigilance quant à
    l'octroi de subventions publiques et la dissolution d'organismes mis en
    cause.

    sources : Les sectes face à la république

    http://www.bac-facile.fr/dossier/1253-les-sectes-face-a-la-republique.html

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    Re: Les dérives sectaire : un défi posé à la démocratie et aux droits de l’Homme

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