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    DOSSIER "LUTTE CONTRE LA FAIM" - FAO : Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires, plus d'un milliard de tonnes gaspillées par an

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    DOSSIER "LUTTE CONTRE LA FAIM" - FAO : Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires, plus d'un milliard de tonnes gaspillées par an

    Message  Provencracie le Mer 20 Juil - 11:24


    Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires


    Plus d’un milliard de tonnes gaspillées chaque année

    11 mai 2011, Rome - Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie.

    Le rapport Global food losses and food waste sera présenté lors de la tenue, les 16 et 17 mai 2011 à Düsseldorf, de Save Food!, un congrès thématique organisé dans le cadre du Salon international de l'industrie de l'emballage, Interpack2011.

    Axée sur les pertes mondiales d'aliments, l'étude de la FAO révèle des faits et chiffres dont nous reproduisons ci-après les plus marquants:

    • Aussi bien les pays industriels que les pays en développement gaspillent grosso modo les mêmes quantités de nourriture, soit 670 millions et 630 millions de tonnes respectivement.
    • Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture
      (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).
    • Les fruits et légumes ainsi que les racines et tubercules ont le taux de gaspillage le plus élevé.
    • Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010).
    Pertes et gaspillage

    Le rapport distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture. Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus
    importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production
    alimentaire.

    Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays industriels. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles. En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg
    seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.

    La production alimentaire totale par habitant pour la consommation humaine est de quelque 900 kg par an dans les pays riches, soit près du double des 460 kg produits annuellement dans les régions les plus pauvres. Dans les pays en développement, 40 pour cent des pertes se produisent aux stades de l'après-récolte et de la transformation alors que dans les pays industriels plus de 40 pour cent
    des pertes sont le fait des détaillants et des consommateurs.

    Les pertes alimentaires durant les récoltes et l'entreposage se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres, note le rapport. Aussi la
    réduction des pertes aurait-elle un impact «immédiat et significatif» sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.

    Dilapidation des ressources

    Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent la dilapidation des ressources, notamment l'eau, la terre, l'énergie, le travail et le capital. Ils entraînent aussi, inutilement, des émissions de gaz à effet
    de serre, contribuant ainsi au réchauffement mondial et au changement climatique.

    Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage.

    Dans les pays en développement, le problème se pose du fait principalement des techniques de récolte inadéquates, des défaillances au niveau de la gestion après-récolte, de la logistique, des infrastructures, de la transformation et de l'emballage ainsi que du manque d'information sur les marchés. Une meilleure circulation de l'information permettrait pourtant à la production de mieux répondre à la demande.

    Dans ces conditions, on ne saurait trop conseiller le renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire en facilitant l'accès direct des petits paysans aux acheteurs. Les secteurs privé et public devraient également investir davantage dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage.

    Dans les pays à revenus moyens et élevés, les pertes et le gaspillage alimentaires découlent largement du
    comportement des consommateurs mais aussi du manque de communication entre les différents acteurs de la chaîne d'approvisionnement.

    L'influence de l'aspect extérieur

    Sur le marché de détail, de grandes quantités d'aliments sont perdues du fait des normes de qualité qui exagèrent l'importance de l'aspect extérieur. Pourtant les études montrent que le consommateur est disposé à acheter des produits dont l'aspect n'est pas exactement conforme aux normes pourvu qu'ils soient sûrs et bons. Le consommateur a donc le pouvoir d'influencer les normes de qualité et il ferait bien d'en user,
    selon le rapport.

    Autre suggestion: la vente directe des produits de la ferme au consommateur sans devoir se conformer aux normes de qualité des supermarchés. Cela est possible au travers des marchés paysans et des points de vente aménagés à même les fermes.

    Il convient d'utiliser à bon escient les aliments qui autrement seraient jetés. Les organisations commerciales et caritatives pourraient, à titre d'exemple, collaborer avec les détaillants pour ramasser puis vendre ou
    utiliser les produits destinés à la poubelle mais encore acceptables en termes de salubrité, goût et valeur nutritive.

    Changer les habitudes du consommateur

    Dans les pays riches, le consommateur est généralement poussé à acheter plus de nourriture qu'il n'en a besoin. Les promotions du genre "Trois pour le prix de deux" sont un exemple frappant tout comme les plats surdimensionnés déjà cuisinés et prêts-à-emporter que proposent les industriels de l'agroalimentaire. Les restaurants aussi sont en cause, qui offrent des buffets à prix fixes qui poussent le client à remplir
    abondamment son assiette.

    En général, le consommateur ne planifie pas proprement ses achats de nourriture, lit-on dans le
    rapport. De ce fait, il doit forcément se résoudre à jeter les aliments une fois atteinte leur date d'expiration.

    Pour modifier les habitudes du consommateur, l'éducation à l'école et les initiatives
    politiques constituent de bons points de départ possibles, selon le rapport. Il convient de faire comprendre aux consommateurs des pays riches qu'il est inacceptable de jeter inutilement à la poubelle de la
    nourriture qui aurait pu servir.

    Il convient également de lui faire admettre qu'en raison de la disponibilité limitée des ressources naturelles, il serait plus rentable de réduire le gaspillage de nourriture que d'accroître la production agricole pour nourrir une population mondiale croissante.

    Un autre rapport sur l'emballage des aliments à l'intention des pays en développement a été également
    préparé à l'occasion du congrès Save Food! Il souligne notamment qu'un emballage approprié est un élément clé pour la réduction des pertes qui se produisent à presque toutes les étapes de la chaîne
    alimentaire.


    --------------------------------

    Christopher Matthews
    Relations presse, FAO
    (+39) 06 570 53762
    christopher.matthews@fao.org
    sources : FAO - ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE
    http://www.fao.org/news/st%E2%80%8Bory/fr/item/74192/icode/FAO - 2011


    Dernière édition par Provencracie le Mer 20 Juil - 12:36, édité 1 fois
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    Re: DOSSIER "LUTTE CONTRE LA FAIM" - FAO : Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires, plus d'un milliard de tonnes gaspillées par an

    Message  Provencracie le Mer 20 Juil - 12:30

    Deux régions somaliennes déclarées en situation de famine par l'ONU

    LEMONDE.FR avec AFP | 20.07.11 | 09h59 • Mis à jour le 20.07.11 | 12h52

    Deux régions du sud de la Somalie, contrôlées par les insurgés Islamistes shebab et où sévit une gravissime sécheresse, sont frappées par la famine, a annoncé, mercredi 20 juillet, l'ONU à Nairobi.


    "Les Nations unies ont déclaré aujourd'hui que la famine existe dans deux régions du sud de la Somalie : le sud de Bakool, et Lower Shabelle", selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU en Somalie (OCHA).
    Selon l'ONU, jusqu'à 350 000 personnes souffrent de famine dans ces deux provinces. "Si nous n'agissons pas maintenant, la famine va s'étendre aux huit régions du sud de la Somalie dans les deux mois à venir, en raison de mauvaises récoltes et de l'apparition de maladies infectieuses," a averti Mark Bowden, coordinateur humanitaire des Nations unies pour la Somalie.




    "Si nous n'agissons pas maintenant,
    la famine va s'étendre aux huit régions du sud de la Somalie dans les
    deux mois à venir", prévient l'ONU.REUTERS/ISMAIL TAXTA





    PIRE SÉCHERESSE DEPUIS DES DÉCENNIES
    OCHA estime que près de la moitié de la population somalienne, soit
    3,7 millions de personnes dont 2,8 millions vivant dans le sud, est
    désormais en situation de crise. "Etant donné sa sévérité et son
    étendue géographique, il s'agit de la crise alimentaire la plus grave en
    Afrique depuis la famine en Somalie des années 1991/1992"
    , a précisé le Bureau.
    Plus de 10 millions de personnes sont touchées dans la région de la
    Corne de l'Afrique par la sécheresse qui, selon les Nations unies,
    pourrait être
    la pire depuis des décennies. Djibouti, l'Ethiopie, le Kenya, l'Ouganda
    sont aussi affectés. Les Américains ont également exhorté l'Erythrée à révéler dans quelle mesure elle souffre de la catastrophe climatique.
    Mais en Somalie, la situation est encore aggravée par des conflits
    armés permanents. Et les Somaliens fuient leur pays par milliers à
    destination de l'Ethiopie et du Kenya voisins. A Dadaab, dans l'est du
    Kenya, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde, déjà
    surpeuplé, voit affluer plus de mille personnes par jour selon l'ONU.
    En conséquence, la FAO a demandé 120 millions de dollars supplémentaires, "dont 70 millions pour la Somalie et 50 millions pour l'Ethiopie, le Kenya, Djibouti et l'Ouganda" pour faire face à cette crise régionale. "Nous ne devons pas perdre de vue que nous avons une toute petite fenêtre d'opportunité pour prévenir un grand nombre de morts", a estimé Rod Charters, coordinateur régional de la FAO pour les aides d'urgence, selon la même source.


    La paix contre la famine

    La guerre civile incessante, et pas seulement la sécheresse, a conduit la Somalie à la famine, a indiqué le président de la Banque africaine de développement Donald Kaberuka, estimant que toute solution à cette crise devait inclure un accord de paix.

    "Je suis étonné que les gens voient [la famine] comme une conséquence du manque de pluie et de nourriture", a précisé M. Kaberuka dans un entretien mardi à l'AFP. – (avec AFP)


    20 JUILLET 2011
    LE MONDE / SOURCES

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/07/20/deux-regions-somaliennes-declarees-en-situation-de-famine-par-l-onu_1550681_3212.html
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    Re: DOSSIER "LUTTE CONTRE LA FAIM" - FAO : Pour nourrir le monde, réduisons nos pertes alimentaires, plus d'un milliard de tonnes gaspillées par an

    Message  Provencracie le Mar 8 Nov - 12:39

    Banques alimentaires : pour une Europe « vraiment « solidaire »
    7 nov. 2011

    La Fédération française des banques alimentaires plaide à nouveau pour le maintien du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD).

    « Alors que les Etats Européens peuvent trouver plus de 1 000 milliards pour sauver l'Euro, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord pour maintenir, en 2012, les 500 millions du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) », s’indigne une nouvelle fois la Fédération française des banques alimentaires (FFBA). Représentant un euro par européen, cette aide permet pourtant aux associations caritatives de nourrir plus de 18 millions de personnes, rappelle la fédération.

    Les ministres européens de l'agriculture se retrouvent en Conseil le 14 novembre. Ils « doivent trouver une solution », exige la FFBA. « La solidarité européenne, ce serait pour secourir la Grèce, pour alimenter le FESF, pour recapitaliser les institutions financières, mais pas pour aider les Banques... Alimentaires ??? », interroge la fédération, avant de conclure : « Il serait scandaleux que la première banque à disparaître soit une Banque Alimentaire !

    http://www.weka.fr/actualite/action-sociale-thematique_7846/banques-alimentaires-pour-une-europe-vraiment-solidaire-article_66632/

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