Le mouvement des indignés


    #Santé #Psychiatrie - Absence de politiques publiques et corruptions

    Partagez
    avatar
    Provencracie
    Dev
    Dev

    Messages : 1068
    Date d'inscription : 12/06/2011

    #Santé #Psychiatrie - Absence de politiques publiques et corruptions

    Message  Provencracie le Mer 28 Déc - 10:29

    Prévention des suicides : le coup de gueule du Pr Lançon

    Un psychiatre de Marseille dénonce l'absence de politiques publiques
    Christophe Lançon, chef du service psychiatrie de l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille.

    En matière de prévention des suicides "il n'y a pas de politique publique digne de ce nom en France". C'est le coup de gueule poussé, par le professeur Lançon. Le chef du service psychiatrie de l'hôpital Sainte-Marguerite de Marseille n'a d'ailleurs pas été franchement contredit par le docteur Pierre Verger, directeur adjoint de l'Office régional de la Santé, qui présentait hier la 15e journée nationale de prévention du suicide, qui se déroule aujourd'hui.

    Le taux de suicide était d'environ 17 pour 100000 habitants en Paca et 20 pour 100000 dans toute la France entre 1979 et 1981 et il était, tant pour notre région que pour l'ensemble de l'Hexagone, d'environ 16 pour 100000 lors de la période 2006-2008 (derniers chiffres disponibles), avec une différence du simple au double entre les hommes et les femmes. Le suicide des jeunes, qui horrifie tant les adultes parce qu'ils ne le comprennent pas, est en nette régression (de 16 à 10 pour 100000 entre 1991 et 2008), alors qu'il diminue peu pour les plus de 65 ans mais est plus important en nombre (de 33 à 28 pour 100000, selon la même période).

    " En France nous avons réussi à diviser par deux le nombre d'accidents de voiture. Mais le taux de suicide diminue lentement, alors que dans d'autres pays européens qui ont mis sur pied des politiques volontaristes, il a diminué de 50%", a affirmé le professeur Lançon. Signes avant-coureurs Quelles politiques? "90% des gens qui se sont suicidés avaient vu un médecin dans le mois précédent leur passage à l'acte", note-t-il.

    Sans vouloir alourdir la barque déjà bien chargée des généralistes, il estime nécessaire qu'ils soient formés à détecter les signes avant-coureurs de la dépression. Le stress au travail, l'absence de considération de ses responsables hiérarchiques, le harcèlement, comme stratégie de management ou simplement exercé par un pervers, sont autant de facteurs dépressifs qui peuvent conduire au suicide.

    Il réclame aussi une meilleure information du grand public: "Une personne qui a des idées suicidaires ne se confiera jamais à une personne de sa famille. Il aura peur de lui faire de la peine. Il pourrait se confier à un collègue, si celui-ci lui disait: "Qu'est-ce que tu as? Je te trouve bizarre en ce moment". Mais en France, cette question est souvent taboue". Pour l'heure la politique publique de prévention des suicides consiste à distribuer dix mille brochures tous les deux ans aux professionnels de santé. Pas assez pour informer les médecins et dire aux simples citoyens que s'intéresser aux collègues, amis, voisins qui semblent aller mal, c'est peut-être les inciter à consulter afin de ne pas passer à l'acte.

    Thierry NOIR(tnoir@laprovence-presse.fr)

    fev 2011
    sources : http://www.laprovence.com/article/sante/prevention-des-suicides-le-coup-de-gueule-du-pr-lancon


    Dernière édition par Provencracie le Mer 28 Déc - 10:40, édité 3 fois
    avatar
    Provencracie
    Dev
    Dev

    Messages : 1068
    Date d'inscription : 12/06/2011

    Re: #Santé #Psychiatrie - Absence de politiques publiques et corruptions

    Message  Provencracie le Mer 28 Déc - 10:36



    Les drogues psychiatriques. C'est une histoire de gros sous: des psychotropes qui alimentent une industrie psychiatrique de 330 milliards de dollars, sans le moindre traitement efficace. Le coût en vies humaines est encore plus dévastateur: ces drogues psychiatriques tuent à l'heure actuelle près de 42000 personnes par an. Et le bilan ne cesse d'empirer.
    Ce documentaire prenant, qui contient plus de 175 interviews avec des avocats, des experts de la santé mentale, des familles de victimes et d'anciens patients rescapés, révèle l'horreur des drogues psychiatriques et dénonce une entreprise commerciale très lucrative, sans pitié et bien huilée.

      La date/heure actuelle est Jeu 21 Sep - 8:51