Le mouvement des indignés


    La Chine lance sa monnaie sur le marché international

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    La Chine lance sa monnaie sur le marché international

    Message  Provencracie le Mer 28 Déc - 9:22

    La Chine lance sa monnaie sur le marché international

    Le yuan attaque le monde



    Le yuan dépasse enfin les frontières chinoises. Quels enjeux sont liés à ses premiers pas sur le marché du commerce mondial?...

    Le yuan fait son apparition sur le marché mondial. L’internationalisation de la monnaie chinoise était un secret de polichinelle mais c’est désormais officiel puisque la Chine et le Japon utilisent désormais le yuan comme monnaie d’échange dans leurs rapports bilatéraux, comme le rapporte notamment ce mardi Le Figaro Economie.

    Les questions qui se posent immédiatement concernent l’avenir du dollar, jusque-là la monnaie officielle du commerce mondial, la place de l’euro, annoncé depuis dix ans comme la relève, et enfin l’ampleur que prendra la monnaie chinoise.

    Revenir sur la non-convertibilité du yuan pour mûrir

    A ce jour, la Chine est le plus gros partenaire commercial du Japon et près de 60% de leurs échanges sont effectués en dollars.

    Objectif de cette ouverture au voisin japonais: débuter la reconnaissance internationale et remplacer le dollar. Un premier pas pour une monnaie qui n’est pas convertible – la Banque centrale de Pékin en fixe quotidiennement les taux de variation, qui restent très limités pour l’heure – et qui est encore jugée comme sous-évaluée (volontairement) par rapport aux autres monnaies de référence, le dollar, l’euro, le yen ou la livre britannique. La monnaie est ainsi encore en quête d’un adoubement mondial et de maturité auprès des différents marchés, des banques ou petites entreprises.

    Ce passage à l’international est dans la suite logique des choses: en 2010, des multinationales telles que McDonald’s ou Caterpillar ont émis leurs premières obligations en yuan.

    Hongkong a été la première vraie rampe de lancement de la mondialisation du yuan depuis juillet 2009 avec la légalisation des échanges commerciaux avec Pékin. Il y a un an, on comptait plus de 600 milliards de yuan (73 milliards d’euros) en dépôt dans les banques de l’ancienne colonie britannique, rétrocédée en 1997 à la Chine.

    La Chine, pour entrer les deux pieds et espérer s’imposer, devra, selon les propos d’Arnaud Rodier dans le quotidien, jouer le jeu du marché: rendre sa monnaie convertible et arrêter de favoriser les exportations chinoises avec un yuan faible – aujourd’hui, 1 dollar vaut 6.3287 yuan! Les Chinois reviendront à coup sûr sur ces deux états de fait mais sauront maîtriser le rythme auquel cela sera fait. Le yuan devrait être convertible totalement d’ici le début des années 2020.

    Si de récentes études ont fait état d’un ralentissement de la production industrielle de la Chine pour la première fois en deux ans durant l’automne et d’une politique monétaire plus ferme sur le territoire, cette nouvelle étape prouve la détermination chinoise de ne pas s’arrêter là.

    Dix ans après que le monde ait découvert que le cœur de l’activité mondiale n’était plus à l’Ouest, mais bien à l’Est, la Chine reste un acteur de premier rang. Pour l’heure, la présence du yuan est encore très restreinte géographiquement et dans les volumes échangés. Le Japon s’est toutefois engagé à acheter des obligations chinoises en yuan et encourage ses entreprises à émettre davantage dans cette monnaie.

    Bertrand de Volontat



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    Re: La Chine lance sa monnaie sur le marché international

    Message  Provencracie le Mer 28 Déc - 9:27

    Les Etats-Unis demandent à la Chine et au Japon de cesser d'affaiblir leur monnaie


    Les Etats-Unis ont indiqué, mardi 27 décembre, qu'ils souhaitaient voir la Chine et le Japon cesser d'agir pour affaiblir leur monnaie. Le département du Trésor a déclaré, dans son rapport semestriel sur les taux de change, que le yuan restait "considérablement sous-évalué" malgré son appréciation des derniers mois, et que les interventions pour faire baisser le cours du yen ne lui paraissaient plus légitimes.

    "La tendance de longue date de la Chine à accumuler des réserves en devises étrangères, la persistance de l'excédent de ses comptes courants et l'appréciation inachevée du renminbi (le nom officiel du yuan), compte tenu en particulier de la rapide croissance de la productivité dans le secteur des biens exportés, indiquent que le taux de change réel du renminbi persiste à être désaligné et reste considérablement sous-évalué", a écrit le Trésor.

    Le terme de "désaligné" appartient au vocabulaire du Fonds monétaire international, qui l'emploie pour ce qu'il considère comme une infraction aux obligations de ses Etats membres. En théorie, si un nombre suffisant d'Etats membres du FMI dénoncent une telle infraction, la Chine peut voir son droit de vote suspendu. En pratique, cette éventualité n'est pas imaginable aujourd'hui.

    PAS DE SANCTIONS COMMERCIALES

    Pékin a décidé, en juin 2010, de laisser évoluer le taux de change entre le yuan et le dollar, après presque deux ans où il était resté immobile. Depuis, la monnaie chinoise s'est appréciée d'environ 8 % face au billet vert, et "de près de 12 %" en tenant compte de l'inflation. Ce rythme est jugé insuffisant par le gouvernement américain.

    Mais le Trésor s'est gardé, une fois de plus, de désigner la Chine comme un pays qui "manipule" son taux de change. S'il le fait, le Congrès est autorisé à imposer des sanctions commerciales. La dernière fois qu'un pays a été rangé dans cette catégorie remonte à 1994, lorsque la Chine avait dévalué le yuan de moitié.

    CRITIQUES À TOKYO

    Les Etats-Unis ont, par ailleurs, adressé des critiques inhabituelles à Tokyo. "Plutôt que de réagir aux inquiétudes nationales sur le 'yen fort' en intervenant pour essayer d'influencer le taux de change, le Japon devrait prendre des mesures fondamentales et en profondeur pour accroître le dynamisme de son économie", a affirmé le département du Trésor.

    Le ministère a indiqué qu'il avait soutenu l'intervention coordonnée du G7 sur le marché des changes une semaine après le séisme du 11 mars, mais pas celle unilatérale de fin octobre. "Les interventions unilatérales japonaises ont été menées à des moments où le marché des changes semblait fonctionner de manière ordonnée et où la volatilité du taux de change entre yen et dollar était plus faible que, par exemple, celle du marché euro-dollar", a-t-il expliqué.

    Ce jugement devrait satisfaire le lobby des constructeurs automobiles américains, celui qui se fait le plus entendre pour dénoncer ces interventions.

    sources : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/28/les-etats-unis-demandent-a-la-chine-et-au-japon-de-cesser-d-affaiblir-leur-monnaie_1623238_3216.html

    28 dec 2011

      La date/heure actuelle est Ven 26 Mai - 13:01